Rebecca Ruiz



Conseillère nationale suisse, criminologue

1 juillet 2015
par rebecca

Le congé maternité doit faire des petits

Indéniablement, les 10 ans du congé maternité se fêtent !

Tout d’abord, en rappelant les 60 ans de lutte menée par des femmes qui ont permis aux générations suivantes de bénéficier d’une telle assurance. Cette dernière garantit ainsi depuis 10 ans aux mères salariées de toucher 80% de leur salaire durant 98 jours. En comparaison européenne, notre pays demeure un des moins généreux dans le domaine. Une évaluation réalisée en 2011 par l’Office fédérale des assurances sociales (OFAS) mettait d’ailleurs en évidence le fait que plus de 60% des femmes prenait un congé de maternité plus long que les 14 semaines prévues par la loi. L’étude mettait aussi en évidence que parmi les femmes interrogées dans ce cadre, 76% estimait que la durée de 14 semaines était trop courte. Elles souhaitent avoir six mois pour allaiter leur enfant. Lire la suite →

28 mai 2015
par rebecca

Diagnostic préimplantatoire : éviter des souffrances

Tribune parue dans l’édition du 27 mai 2015 de 24Heures

Les progrès de la médecine doivent être mis à la disposition de tout un chacun. Ce principe d’accès universel à la santé, consacré par notre Constitution, plaide également en faveur de l’autorisation du diagnostic préimplantatoire (DPI) sur lequel nous votons le 14 juin prochain. Nous bénéficions en effet dans notre pays d’une recherche de pointe et de spécialistes reconnus en matière de procréation assistée. Mais nous n’offrons pas aux couples porteurs d’une maladie grave ou rencontrant de grandes difficultés pour fonder une famille la possibilité de prélever des cellules à un stade précoce de développement de l’embryon pour détecter des maladies héréditaires graves, avant même son implantation dans l’utérus de la mère. Cette technique, le DPI, est pour l’heure interdite en Suisse alors qu’elle éviterait de grandes souffrances. Lire la suite →

1 mai 2015
par rebecca

Discours du 1er mai 2015 prononcé à Sion

Cher-e-s militant-e-s, collègues et camarades, Mesdames et Messieurs,

Pour commencer cette allocution, je souhaite remercier l’Union syndicale valaisanne pour cette invitation. Je suis extrêmement heureuse de pouvoir m’exprimer aujourd’hui à Sion, où l’on célébrait déjà le 1er mai au début du 20ème siècle, alors même que les syndicats ou le Parti socialiste n’étaient pas encore organisés.

J’ai personnellement toujours considéré le Premier Mai avant tout comme un jour de souvenir, envers celles et ceux qui Outre-Atlantique, à Chicago, il y a plus d’un siècle, ont fait grève, au prix de leur vie, pour revendiquer des conditions de travail décentes.

Mais le Premier Mai a toujours aussi représenté une célébration, celle des travailleuses et travailleurs, au cours de laquelle on prend le temps de se rassembler, d’établir un constat commun sur la situation actuelle et de se projeter dans l’avenir sinon avec espoir, du moins avec détermination.

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17 mars 2015
par rebecca

Face au franc fort, comment les compagnies indépendantes de danse et de théâtre sont-elles soutenues?

La chute de 20 pour cent de la valeur de l’euro face au franc impacte violemment des compagnies indépendantes qui rayonnent à l’étranger. Alors qu’elles ont vendu en euro leurs spectacles pour des tournées internationales, la suppression du taux plancher les conduit à de graves pertes financières.

Le Conseil fédéral, notamment à travers Pro Helvetia qui soutient de tournées à l’étranger de compagnies indépendantes, compte-t-il venir en aide à ces acteurs culturels qui participent à notre rayonnement?

9 mars 2015
par rebecca

Augmentation des allocations familiales

Texte déposé

Conformément à l’article 160 alinéa 1 de la Constitution et l’article 107 de la loi sur le Parlement, je dépose l’initiative parlementaire suivante, visant à modifier la loi sur les allocations familiales qui sera modifiée comme suit:

Article 5 Montant des allocations familiales

Alinéa 1

L’allocation pour enfant s’élève à 250 francs par mois au minimum.

Alinéa 2

L’allocation de formation professionnelle s’élève à 300 francs par mois au minimum.

Développement

Depuis 2009, le système des allocations familiales est régi par une loi fédérale. Celle-ci fixe les prestations minimales qui s’élèvent à 200 francs pour chaque enfant jusqu’à 16 ans et à 250 pour les jeunes en formation au plus tard jusqu’à l’âge de 25 ans. Les cantons ont la possibilité de prévoir des montants supérieurs aux minima fédéraux. En 2015, 12 cantons le font. Le pouvoir d’achat des familles, notamment de celles de la classe moyenne est régulièrement au coeur des débats politiques. Et pour cause, ces familles ne bénéficient que d’aides restreintes pour faire face aux coûts des enfants et à l’évolution des dépenses qui aujourd’hui concernent les loisirs, les transports, les repas ou encore la communication. Notre pays connaît par ailleurs un problème de natalité et de vieillissement en parallèle de sa population. Il est temps d’offrir une aide supplémentaire aux familles en développant une mesure équitable qui profitera à toutes les familles de notre pays puisque les coûts de chaque enfant sont les mêmes, indépendamment des revenus des parents.